Pas de rating sans handicapeur

Deuxième partie de mon article dédié au rating (lire la première partie ici), je m’attacherai spécifiquement dans cet article à décrire le travail du handicapeur.

Le handicapeur, l’homme qui fait trembler les entraîneurs

C’est en effet lui qui est chargé d’attribuer à chaque cheval une valeur en fonction des ses performances. Mais le handicapeur ne se contente pas de lire vulgairement la musique d’un cheval, il dispose aussi de toutes les analyses sur les dernières courses de chaque cheval : la façon dont il a couru, l’aisance avec laquelle il a gagné sa dernière course, les écarts avec les autres concurrents, etc.. bref une vraie mine d’or pour nous autres pauvre parieurs qui tentons de faire un pronostic hippique rentable. Mais je rappelle qu’il ne tient qu’à chacun d’entre nous de faire se travail pour être en mesure de prendre le handicapeur en défaut et pouvoir ainsi trouver de jolies « anomalies » qui seront sans conteste similaire de jolies gains. Et pour ça, il faut avoir du temps, beaucoup de temps à consacrer aux courses, ce qui n’est évidemment pas le luxe de toute le monde. Dans l’idéal il faut pouvoir se construire sa propre base d’analyse (un fichier excel fait très bien l’affaire) en suivant le plus de courses possibles ou en lisant les commentaires de course hippique. Mais bon là n’est pas l’objet de mon propos (sachez toutefois que je fait ce petit exercice pour toutes les courses dans lesquelles courent des chevaux que j’ai à l’œil).

Le handicap change en fonction de la discipline

Dans les courses de plat, le travail du handicapeur a un rôle important.Cela peut paraitre évident pour les habitués des courses pmu, mais comme je sais que les débutants sont de plus en plus nombreux à passer de temps en temps sur le blog pour approfondir leurs connaissances du milieu des courses hippiques, quelques précisions ne me semblent pas inutiles. Donc le handicapeur va fixé une valeur par cheval, dans le cas d’une course de plat, le minimum est de 17 et il n’existe pas de plafond, on peut donc se retrouver avec des très bon chevaux à plus de 50. Dès lors qu’un handicapeur estime que le cheval à une valeur inférieure à 17, il ne pourra pas concourir dans une course à handicap en France. On considère se cheval trop « mauvais », ou plutôt inapte à la course hippique, mais c’est très rare. En obstacle, le principe est exactement le même mais les valeurs sont plus élevées.

Pour pouvoir courir dans une course à handicap, un cheval doit avoir fait au moins trois course publique de façon à ce que les handicapeurs puissent lui attribuer une valeur.

Mais la discipline n’est pas le seul facteur qui va influencer la valeur attribuée à un cheval. PAr exemple, l’état du terrain est aussi pris en compte (terrain collant on diminue d’un tiers, terrain lourd on diminue de moitié, etc.), l’activité du cheval (absence d’un an on enlève 2kg, etc.).

Calcul du poids d’un cheval à handicaper

Lorsque le handicapeur a fixé les valeurs de tous les partants d’une course, les chevaux vont se voir chargés en fonction de leurs valeurs et de la référence de la course. Par exemple, un cheval estimé en valeur de 35 par les handicapeurs et qui participe à une course à handicap dont la référence est +20, il devra porter 35 + 20, soit 55 kilos. Un autre cheval de la même course, de valeur supérieure, disons 38, devra porter, lui, 38 + 20 = 58 kilos. Il y a donc trois kilos d’écart entre les deux. Si le cheval numéro un l’emporte de quatre longueurs devant le cheval numéro deux, la prochaine course, on changera la donne, si ils courent l’un contre l’autre. Le cheval numéro un, à valeur 35 avant sa victoire, passera à 35 + 4, puisqu’il prendra un kilo pour chacune de ses longueurs d’avance, soit une valeur de 39, Le cheval numéro deux, lui, n’abaissera pas sa valeur. À la course suivante, à référence égale de +20, le cheval numéro un devra porter 39 plus 20, égal 59 kilos quand le cheval numéro deux restera lui à 38 + 20, soit 58 kilos. Il deviendra donc plus léger et augmentera ses chances de battre un adversaire qui l’avait pourtant nettement dominé sur la dernière course.

Ça vous parait plus clair ? N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire ou par mail pour des réponses plus personnalisées. Le prochain article viendra conclure cette série sur le rating avec quelques exemple de crack et bien entendu les conclusions sur la façon d’intégrer le rating dans son pronostic pmu.

Pour faire de bon pronostic PMU, je vous conseille de lire aussi :

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3 Responses to Pas de rating sans handicapeur

  1. kevin says:

    on c’est ou la valeur d’un cheval?

  2. Chevalfougueux says:

    Bonjour,
    Je me régale à la lecture de vos exposés et j’attends avec impatience la suite concernant le rating qui permettra d’affiner le pronostic et notamment l’évaluation des performances de chevaux qui ne se sont jamais affrontés par le passé et qui se retrouvent en compétition dans une même course.Un grand merci et félicitation pour toutes vos explications.
    hippique hippique hourra !!
    Cordialement

    • Tom says:

      Chevalfougueux,
      merci pour votre commentaire, ça fait toujours plaisir de savoir que des turfistes passionnés trouvent eux aussi des articles intéressants sur mon blog.

      Cordialement,
      Tom

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